Une décision à prendre.
Une nouvelle opportunité.
Une remarque.
Une personne qui semble plus à l’aise que nous.
Et parfois, une petite voix apparaît.
« Je ne vais pas y arriver. »
« Les autres sont meilleurs que moi. »
« Et si je me trompais ? »
« Je ne suis peut-être pas capable. »
Douter de soi est normal. Nous ne pouvons pas être certains de nous dans toutes les situations.
Mais lorsque le doute devient presque systématique, il peut finir par influencer nos choix, nos relations et la manière dont nous avançons dans notre vie.

COMPRENDRE

La confiance en soi n’est pas quelque chose que certaines personnes possèdent naturellement et que d’autres n’auront jamais.
Elle se construit au fil de nos expériences.
Notre histoire, notre environnement, les expériences de réussite ou d’échec, les critiques reçues, les comparaisons ou encore la manière dont nous avons appris à nous regarder participent à cette construction.
Progressivement, nous développons certaines croyances sur nous-mêmes.
« Je suis capable. »
« Je peux essayer même si je ne sais pas exactement comment faire. »
Ou, au contraire :
« Je ne suis pas assez bien. »
« Je risque de me tromper. »
« Les autres savent mieux que moi. »
Le problème est que nous pouvons finir par considérer ces pensées comme des vérités.
Pourtant, penser que nous ne sommes pas capables ne signifie pas que nous ne le sommes réellement pas.

Quand le doute nous empêche d’expérimenter

Lorsque nous manquons de confiance en nous, nous pouvons attendre de nous sentir prêts avant d’agir.
Nous réfléchissons davantage.
Nous anticipons.
Nous cherchons la meilleure décision.
Nous demandons l’avis des autres.
Et parfois, nous renonçons.
Sur le moment, cela peut nous soulager.
Nous évitons le risque de nous tromper, d’échouer ou d’être jugés.
Mais quelque chose d’important se produit également : nous nous privons de l’expérience qui aurait justement pu nous permettre de développer notre confiance.
Car la confiance apparaît rarement avant l’action.
Elle se construit souvent grâce à elle.
Nous essayons.
Nous découvrons que nous pouvons faire face.
Nous nous trompons parfois.
Nous ajustons.
Puis nous recommençons.
C’est progressivement que notre perception de nous-mêmes peut évoluer.

OBSERVER

Avant de chercher à « avoir davantage confiance en vous », commencez par observer les moments où le doute apparaît.
Dans quelles situations remettez-vous le plus vos capacités en question ?
Lorsque vous devez prendre une décision ?
Lorsque vous êtes avec certaines personnes ?
Lorsque vous commencez quelque chose de nouveau ?
Lorsque vous risquez d’être évalué(e) ?
Lorsque vous vous comparez aux autres ?
Puis observez votre discours intérieur.
Que vous dites-vous ?
« Je n’y arriverai pas. »
« Je vais être ridicule. »
« Ce n’est pas assez bien. »
« Quelqu’un d’autre ferait mieux. »
Essayez ensuite de vous poser une question :
Est-ce un fait ou une interprétation ?
Cette distinction peut sembler simple, mais elle permet progressivement de prendre de la distance avec certaines pensées que nous avons tellement répétées qu’elles nous semblent évidentes.

Se comparer sans cesse aux autres

Le manque de confiance se nourrit également beaucoup de la comparaison.
Nous observons ce que les autres réussissent, montrent ou semblent maîtriser.
Puis nous comparons leur résultat avec nos propres hésitations.
Nous voyons leur assurance.
Mais rarement leurs doutes.
Nous voyons leur réussite.
Mais rarement toutes les étapes qui l’ont précédée.
La comparaison peut parfois nous inspirer.
Mais lorsqu’elle devient permanente, elle peut nous éloigner de notre propre progression.
Une question peut alors être plus utile que « Est-ce que je suis aussi bien que les autres ? »
« Est-ce que j’avance par rapport à moi-même ? »

EXPÉRIMENTER

Pour développer la confiance en soi, il n’est pas nécessaire de commencer par quelque chose d’impressionnant.
Choisissez plutôt une petite situation dans laquelle vous avez tendance à douter.
Prendre une décision sans demander immédiatement l’avis de quelqu’un.
Donner votre opinion.
Essayer quelque chose que vous ne maîtrisez pas encore.
Dire non.
Faire une activité seul(e).
Prendre une initiative.
Puis observez ce qui se passe.
Pas uniquement le résultat.
Observez votre capacité à traverser la situation.
Peut-être que tout ne se passera pas parfaitement.
Et c’est justement là que l’expérience devient intéressante.
La confiance ne consiste pas à penser :
« Je vais forcément réussir. »
Elle peut aussi devenir :
« Même si cela ne se passe pas exactement comme prévu, je pourrai m’adapter. »

Reconnaître ce que nous faisons déjà

Lorsque nous doutons beaucoup de nous-mêmes, notre attention peut facilement se diriger vers ce qui manque.
Ce que nous aurions pu mieux faire.
Ce que nous n’avons pas réussi.
Ce que les autres font mieux.
Essayez parfois de déplacer volontairement votre attention.
Qu’avez-vous osé récemment ?
Quelle difficulté avez-vous traversée ?
Quelle décision avez-vous prise seul(e) ?
Qu’avez-vous appris ?
De quoi êtes-vous satisfait(e), même si cela paraît insignifiant ?
Il ne s’agit pas de se convaincre artificiellement que tout est formidable.
Il s’agit simplement d’apprendre à regarder aussi les éléments que notre autocritique a tendance à oublier.

TRANSFORMER

Développer la confiance en soi ne signifie pas supprimer tous nos doutes.
Nous continuerons parfois à hésiter.
À avoir peur.
À nous demander si nous sommes capables.
La différence se trouve progressivement ailleurs.
Dans notre capacité à agir même lorsque le doute est présent.
À faire nos propres choix.
À accepter de ne pas tout maîtriser.
À nous tromper sans remettre toute notre valeur en question.
À reconnaître nos progrès.
Et surtout, à accumuler suffisamment d’expériences pour découvrir que nous pouvons souvent faire davantage que ce que nos pensées nous laissaient croire.
Parce que la confiance en soi ne se construit pas uniquement en essayant de penser différemment.
Elle se construit aussi en expérimentant.
ARIA — Parcours Psy

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